Guides des aliments Commencer

Intestin irritable : cinq aliments souvent en cause

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) touche environ une personne sur vingt : douleurs de ventre, ballonnements, transit trop lent ou trop rapide. Aucun aliment n’est à bannir pour tout le monde, mais cinq familles reviennent souvent.

Pourquoi certains aliments gênent

Beaucoup des aliments en cause contiennent des FODMAP : des sucres que l’intestin grêle absorbe mal. Ils arrivent dans le côlon, où les bactéries les font fermenter ; ils attirent aussi de l’eau. Chez la plupart des gens, cela passe inaperçu. Avec un intestin sensible, cela donne gaz, ballonnements et douleurs.

Cinq aliments souvent en cause

  1. L’oignon et l’ail. Riches en fructanes, ils se cachent partout : sauces, bouillons, plats préparés. L’huile parfumée à l’ail (sans les morceaux) est souvent mieux tolérée.

  2. Le lait. Le lactose gêne une partie des personnes. Les fromages affinés (comté, emmental, parmesan) en contiennent très peu, tout comme le lait sans lactose.

  3. Les légumineuses. Lentilles, pois chiches et haricots apportent des galacto-oligosaccharides. En conserve, bien rincés, en petite portion, ils passent souvent mieux.

  4. Certains fruits. Pomme, poire, mangue et pastèque ont beaucoup de fructose ou de polyols. Kiwi, orange, fraises ou banane encore ferme sont en général mieux supportés.

  5. Les édulcorants en « -ol ». Sorbitol, mannitol, xylitol, maltitol : dans les chewing-gums et bonbons « sans sucre ». Même en petite quantité, ils peuvent suffire à déclencher des symptômes.

Le café, l’alcool, les boissons gazeuses et les repas très gras aggravent aussi les symptômes chez certaines personnes.

Comment trouver les vôtres

Tout retirer d’un coup appauvrit l’alimentation sans rien apprendre. La méthode qui a fait ses preuves, le régime pauvre en FODMAP, se fait en trois temps, de préférence avec un diététicien :

1. Réduire2 à 6 semaines
2. Réintroduireune famille à la fois
3. Garderce qui passe bien

À la fin, la plupart des gens ne retirent durablement que une ou deux familles, souvent en petites quantités seulement. Les repas réguliers, sans sauter de repas ni manger trop vite, aident aussi.

Quand voir un médecin

Le SII se confirme chez le médecin, qui écarte d’abord d’autres causes. Consultez sans attendre en cas de :

Avant d’arrêter le gluten, faites tester la maladie cœliaque : le test n’est fiable que si vous en mangez encore.